Jean-Claude DELARUE
Président de SOS Petits Porteurs
et de la Fédération des Usagers des Transports
et des Services Publics (FUT- SOS Petits Porteurs)
A Monsieur Nicolas SARKOZY
Ministre de l’Economie et des Finances
139 rue de Bercy, Paris
Paris, le 1er juin 2004
Monsieur le Ministre d’Etat,
Monsieur Michel Sordi, député du Haut-Rhin, nous a très
aimablement adressé une copie de la lettre qu’il vous a écrite
le 26 mai 2004 avec sept autres députés pour vous demander de
bien vouloir intervenir auprès de la Poste afin de faciliter les négociations
entre celle-ci et les épargnants victimes de mauvais conseils.
Nous remercions très vivement, et nous le faisons savoir publiquement,
les députés, ainsi que les autres parlementaires qui nous ont
indiqué être aussi intervenus auprès de vous.
J’aimerais toutefois ajouter quelques remarques :
- Le problème ne concerne pas seulement le placement « Bénéfic
» mais d’autres produits vers lesquels de nombreux clients de
la Poste ont été orientés contre leur intérêt
en 1999-2000.
- Le problème ne concerne pas seulement la Poste, mais aussi de nombreux
établissements financiers, banques et assurances, avec lesquels nous
avons encore plus de difficultés à engager le dialogue.
- Pour revenir à la Poste, notre association a obtenu à cette
date qu’une soixantaine de nos adhérents soient remboursés
de leurs pertes et l’étude des centaines de dossiers que nous
avons transmis continue, mais nous ne parvenons pas encore à convaincre
la Poste de traiter les dossiers concernant d’autres produits que «
Bénéfic » ainsi que ceux auxquels le Médiateur
de la Poste a donné une réponse négative.
Sur tous ces points, je précise que nous sommes en plein accord avec
une autre association avec laquelle nous coopérons étroitement,
l’association d’aide contre les abus bancaires (AACAB), dont le
siège est à Quimper.
Je forme le vœu que vous acceptiez d’intervenir dans ce dossier
qui concerne des dizaines de milliers, peut-être beaucoup plus, d’épargnants
dont la plupart sont des retraités qui ont cru pouvoir compléter
leur retraite en économisant tout au cours de leur vie de travail,
et qui ont également cru pouvoir faire confiance aux conseillers financiers
de la Poste et d’autres établissements.
Veuillez agréer, Monsieur le Ministre d’Etat, l’assurance
de ma respectueuse considération.
Paris, le 24 mai 2004
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Question écrite à M. Nicolas SARKOZY, Ministre de l’Economie,
des Finances et de l’Industrie
Situation des épargnants de la Poste et de la Caisse d’Epargne
M. Jean-Pierre MASSERET souhaite appeler l’attention de M. le Ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie sur les revendications des membres lorrains de l’association S.O.S. Petits Porteurs qui estiment qu’ils ont été lésés par les établissements bancaires de la Poste et de la Caisse d’Epargne dans la gestion de leurs placements au titre du Plan d’épargne par actions entre 1999 et 2002. Ces épargnants ont perdu dans cette période entre 20 et 50 % de leurs économies. Ils estiment que ces organismes financiers ont placé leur épargne vers des placements boursiers à risque et hasardeux et que certains produits financiers ou d’assurance vie ont été placés en produits boursiers à leur insu. En conséquence, il demande au Gouvernement de lui préciser quelles mesures il a envisagé de prendre afin qu’un éclaircissement sur l’action de ces établissements soit apporté à ces épargnants et qu’un règlement conforme à leurs intérêts soit mis en œuvre. Jean-Pierre MASSERET
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Alain FERRY
Député du Bas-Rhin
Maire de Wishes-Hersbach
Paris, le 21 juin 2004
Monsieur Jean-Paul EBERLIN
SOS PETITS PORTEURS
162, rue des Mines
68270 WITTENHEIM
Monsieur,
Vous avez bien voulu attirer mon attention sur le dossier des petits porteurs
épargnants victimes du placement « Bénéfic »
de la Poste. Je vous en remercie vivement.
Bien conscient du préjudice subi, j’ai pris l’initiative
d’écrire, avec sept de mes collègues, à Monsieur
Nicolas SARKOZY, Ministre d’Etat en charge de l’économie,
des finances et le l’industrie, afin de solliciter son intervention
dans ce dossier.
Nous avons émis l’idée de convier les parties à
une table ronde en vue d’une négociation. Il nous paraît
en effet important que ce dossier puisse se régler par la voie de la
médiation et du dialogue.
En restant à votre entière disposition, je vous prie de croire,
Monsieur, en l’expression de mes sentiments les meilleurs.
Alain FERRY