SOS Petits Porteurs

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mardi 22 juillet 2008

L'inserm met en garde contre les dangers de l'addiction au jeu: qu'en est-il des jeux boursiers?

L'institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) vient de publier son expertise sur les dangers de l'addiction au jeu. Ce rapport montre les conséquences sociales du jeu excessif (paupérisation, surendettement, problèmes familiaux…) et préconise un plan national d'action contre le phénomène dont "des conditions d'auto-limitation et d'auto-interdiction [pour les jeux], y compris ceux en ligne".
SOS Petits porteur cherche à sensibiliser, depuis plusieurs années, les pouvoirs publics au phénomène du boursicotage en ligne, lequel s'apparente de plus en plus, dans certaines situations, à une forme de jeu. Avec le développement d'Internet et la vulgarisation de produits financiers permettant de jouer à la hausse ou à la baisse sur les cours des marchés boursiers, dans beaucoup de cas, le comportement de certains petits porteurs est identique à celui du joueur.
Lorsqu'il y a addiction, les conséquences peuvent alors être désastreuses pour ces personnes et leur famille. SOS Petits porteurs a déjà été contacté plusieurs fois par des individus qui avaient développé cette pathologie propre aux joueurs.
Conscients de leur état pathologique, certains boursicoteurs ont même demandé au prestataire de services d'investissement (PSI) auprès duquel ils avaient ouvert un compte de le clôturer. Problème: pour les PSI, l'achat et la vente d'actions en ligne par ces clients est lucrative et il n'est pas toujours très facile pour le petit porteur de clôturer son compte. Il arrive, par exemple, que le client souhaitant arrêter de boursicoter soit relancé par le PSI.
Il faut ainsi, pour le joueur, une très grande volonté pour arrêter, ce qu'il n'a pas forcément, son état étant celui d'une personne vulnérable.
Contrairement aux joueurs de casino, les institutions ne reconnaissent pas aujourd'hui la pathologie dont souffrent certains boursicoteurs-joueurs.
SOS Petits Porteurs demande que le phénomène d'addiction au jeu boursier soit reconnu et que les personnes atteintes par cette pathologie puissent la déclarer officiellement. Cela leur permettrait de mieux se protéger d'eux-mêmes, notamment grâce à un suivi psychologique, et de les protéger également des dérives de certains PSI qui encouragent le boursicotage excessif.

samedi 19 juillet 2008

Comme Tapie, les épargnants réclament un tribunal d'arbitrage!

Ainsi, quand le gouvernement a vu que les tribunaux de la République n'arrivaient pas à donner raison à Bernard Tapie face à sa banque, il a transmis le dossier à un tribunal d'arbitrage.

Miracle! Les trois arbitres viennent d'accorder un nombre encore imprécis de centaines de millions d'euros à notre ancien président de l'OM, millions payés par le contribuable — on espère que l'heureux bénéficiaire lui dira merci — et dont il restera à Bernard Tapie quelques dizaines de millions après réglement de ses dettes;

Idée: pourquoi les petits épargnants victimes de mauvais conseils donnés par leur banquier ou leur assureur qui les a "envoyés au casse-pipe boursier" ne réclameraient-ils pas eux aussi un "Tribunal d'arbitrage"?
Rappelons une nouvelle fois que des centaines de milliers de petits épargnants ont perdu, depuis 2000, une grande partie de leur capital, pour certains toutes les économies d'une vie de travail, parce qu'ils ont été exposés à des placements à risque, parfois sans le savoir, comme cela a été le cas lors de la vente de certaines "assurances-vie en unités de compte".

vendredi 18 juillet 2008

Thierry Ottaviani sur France Inter

Le Président de SOS Petits Porteurs a participé jeudi 17 juillet au débat sur France Inter consacré à la régulation des marchés financiers.
L'émission "Cha cha Tchache" peut être écoutée durant une semaine sur le site de France Inter (cliquez ici pour écouter).
Thierry Ottaviani a rappelé que le problème n'était pas essentiellement un problème de régulation (assurée par les banques centrales et par les Etats), mais aussi de contrôle, notamment celui de l'Autorité des marchés financiers (AMF).
Deux autres invités participaient au débat: Dominique Plihon (économiste et président du conseil scientifique de l'association Attac) et Jean-Hervé Lorenzi (président du cercle des économistes, conseiller du directoire de La Compagnie financière Edmond de Rothschild).
Thierry Ottaviani a tenté de sensibiliser les auditeurs à la question des petits porteurs qui ont investi avant le krach des marchés financiers, débuté en 2000.

Beaucoup de gens pensent encore que les petits porteurs ont profité des hausses des marchés boursiers ces dernières années. Cela a peut être été exact dans les années 90, mais plus depuis 2000. En fait, aucune étude ne permet de soutenir que, dans l'ensemble, les petits porteurs ont gagné de l'argent depuis le début de ce XXIe siècle. Bien au contraire, si nous regardons, par exemple, les sondages d'opinion réalisés en 2000 et 2001, il apparaît que la majorité des petits actionnaires déclarait acheter essentiellement des valeurs technologiques, dont la plupart se sont écroulées depuis. Or le nombre de petits actionnaires a augmenté d'un million entre 2000 et 2001, au moment où la Bourse commençait à dégringoler! Pour un certain nombre, il s'agissait de personnes qui n'avaient jamais investi en Bourse. De même, de plus en plus d'épargnants ont été victimes de placements boursiers sur lesquels ils avaient placé une grande partie de leurs économies.

Constat: Ces épargnants ont exposé une plus grande partie de leur portefeuille au risque boursier. Cela est très fréquent lorsque ces investissements concernaient certaines Sicav ou des fonds commun de placement particulièrement risqués

Autre exemple, les assurances-vie en unités de compte i.e. exposées aux aléas des marchés financiers: elles représentent désormais 40% des investissements des assurances-vie contre 20% à la fin des années 90. Force est de constater que le portefeuille des Français est aujourd'hui plus risqué qu'il y a dix ans. .
Contrairement à il y a dix ans, l'économie est aujourd'hui en crise. Ces épargnants ont perdu une grande partie de leur capital. Un phénomène nouveau qui reste encore un tabou..
Allons nous continuer à envoyer les petits épargnants au casse-pipe boursier?

jeudi 10 juillet 2008

Un site Internet dédié aux épargnants de Doubl'ô

Le "Collectif Lagardère", un collectif d'épargnants de Doubl'ô monde (Caisses d'Epargne) vient d'ouvrir un site Internet consacré à ce placement qui promettait aux souscripteurs d'aller jusqu'à "doubler" leur capital.
Des informations et des renseignements importants sont mis en ligne sur le site, visible à l'adresse suivante:
http://doublo.monde.free.fr/
Sur son site, le collectif appelle toutes les associations "à l’union, à la communication et à la coopération" entre elles.
Une conception totalement partagée par SOS Petits Porteurs qui traite actuellement plusieurs centaines de dossiers Doubl'ô et qui est prêt à mener des actions communes avec les autres associations.