Le Président de SOS Petits Porteurs a participé jeudi 17 juillet au débat sur France Inter consacré à la régulation des marchés financiers.
L'émission "Cha cha Tchache" peut être écoutée durant une semaine sur le site de France Inter (cliquez ici pour écouter).
Thierry Ottaviani a rappelé que le problème n'était pas essentiellement un problème de régulation (assurée par les banques centrales et par les Etats), mais aussi de contrôle, notamment celui de l'Autorité des marchés financiers (AMF).
Deux autres invités participaient au débat: Dominique Plihon (économiste et président du conseil scientifique de l'association Attac) et Jean-Hervé Lorenzi (président du cercle des économistes, conseiller du directoire de La Compagnie financière Edmond de Rothschild).
Thierry Ottaviani a tenté de sensibiliser les auditeurs à la question des petits porteurs qui ont investi avant le krach des marchés financiers, débuté en 2000.

Beaucoup de gens pensent encore que les petits porteurs ont profité des hausses des marchés boursiers ces dernières années. Cela a peut être été exact dans les années 90, mais plus depuis 2000. En fait, aucune étude ne permet de soutenir que, dans l'ensemble, les petits porteurs ont gagné de l'argent depuis le début de ce XXIe siècle. Bien au contraire, si nous regardons, par exemple, les sondages d'opinion réalisés en 2000 et 2001, il apparaît que la majorité des petits actionnaires déclarait acheter essentiellement des valeurs technologiques, dont la plupart se sont écroulées depuis. Or le nombre de petits actionnaires a augmenté d'un million entre 2000 et 2001, au moment où la Bourse commençait à dégringoler! Pour un certain nombre, il s'agissait de personnes qui n'avaient jamais investi en Bourse. De même, de plus en plus d'épargnants ont été victimes de placements boursiers sur lesquels ils avaient placé une grande partie de leurs économies.

Constat: Ces épargnants ont exposé une plus grande partie de leur portefeuille au risque boursier. Cela est très fréquent lorsque ces investissements concernaient certaines Sicav ou des fonds commun de placement particulièrement risqués

Autre exemple, les assurances-vie en unités de compte i.e. exposées aux aléas des marchés financiers: elles représentent désormais 40% des investissements des assurances-vie contre 20% à la fin des années 90. Force est de constater que le portefeuille des Français est aujourd'hui plus risqué qu'il y a dix ans. .
Contrairement à il y a dix ans, l'économie est aujourd'hui en crise. Ces épargnants ont perdu une grande partie de leur capital. Un phénomène nouveau qui reste encore un tabou..
Allons nous continuer à envoyer les petits épargnants au casse-pipe boursier?