En d'autres termes, les épargnants qui ont investi leur capital en Bourse via des Sicav ou des fonds communs de placement, pourraient perdre de l'argent.
Une affaire dont se seraient bien passés ces épargnants qui ont déjà perdu une grande partie de leur capital sur les marchés boursiers avec la crise.
Certains concurrents et banques s'étaient méfiés ces derniers temps des bénéfices dégagés par la société d'investissement de Bernard Madoff. C'est le cas, par exemple de la Société Générale qui affirmait avoir réalisé en 2003 un audit sur cette société mise aussitôt sur sa liste noire tant les rendements étaient trop beaux pour être vrais.
Dans son communiqué du 15 décembre, Natixis expliquait en revanche n'avoir pas investi pour son compte propre, mais pour celui de ses clients!
Nous recevons déjà depuis ce matin des témoignages d'épargnants français qui ont reçu un courrier de leur prestataire de service d'investissement (PSI) leur indiquant que leur placement a été investi sur des organismes de placements collectifs (OPC) exposés aux activités de la société de Bernard Madoff. C'est le cas notamment de la valeur AGF TRESODYN exposée à des fonds (luxembourgeois et irlandais) liés à l'affaire Madoff. Les PSI communiquent très peu sur les conséquences de cette exposition. Motif: "cette affaire fait l'objet d'une action judiciaire"...

Comment expliquer que des OPCVM et certaines banques aient pu investir l'argent de leurs clients sur ce fonds?

SOS Petits Porteurs demande que toute la lumière soit faite sur cette affaire qui pourrait concerner des milliers d'épargnants selon l'AMF.