jeudi 18 décembre 2008
Par SOS Petits Porteurs,
jeudi 18 décembre 2008 à 22:39 :: Médias
Les journalistes Claire Gatinois et Anne Michel ont rédigé un article dans
le journal Le Monde (daté du 19/12/08) concernant les Sicav françaises prises au piège du scandale Madoff. L'association SOS Petits Porteurs est citée.
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Par SOS Petits Porteurs,
jeudi 18 décembre 2008 à 19:19 :: Médias
" Madoff: "un petit peu plus" de 500 M EUR "semblent menacés" en France
PARIS - "Un petit peu plus" de 500 millions d'euros appartenant à des épargnants français "semblent menacés" par le scandale du fonds du financier américain Bernard Madoff, a indiqué jeudi l'Autorité des marchés financiers (AMF), le gendarme de la place financière de Paris.
Huit pour cent de ces quelque 500 millions d'euros de pertes potentielles concernent le "grand public", a précisé l'AMF, soit environ 40 millions d'euros.
La ministre française de l'Economie Christine Lagarde a affirmé que les "dommages" de l'affaire Madoff révélés par l'AMF dans certains fonds français "étaient limités" et ne concernaient "pas le grand public".
"Ce que je sais aujourd'hui, c'est qu'une toute petite part des encours gérés en France est touchée ou susceptible de l'être par les agissements connus sous le nom de Madoff", a-t-elle ajouté. "Cette toute petite part représente à ma connaissance 0,05% du total des actifs".
"Donc, je crois que les dommages sont limités", a poursuivi Christine Lagarde.
Une centaine de fonds d'investissement français au total sont concernés, mais à ce jour, l'AMF affirme qu'elle "n'a pas identifié de fonds français directement touchés par l'affaire". Ces fonds français ont eux-mêmes investi dans des institutions de droit luxembourgeois ou irlandais.
Dans son édition datée de vendredi, Le Monde évoque le fonds luxembourgeois Lux Alpha, mis sur pied par la banque suisse UBS, ainsi que le fonds irlandais Thema Fund International.
Le financier américain Bernard Madoff est accusé d'avoir monté une gigantesque fraude pyramidale portant sur 50 milliards de dollars, dont une partie au moins se serait évaporée. Les répercussions de cette affaire ébranlent une fois de plus la finance mondiale.
L'AMF a demandé à toutes les sociétés de gestion dont les fonds sont concernés de "prévenir sans délai leurs clients de façon individuelle et de diffuser également l'information sur leur site internet".
"Il semblerait, selon les informations que nous avons, que les produits auraient été vendus comme des produits sûrs", a affirmé jeudi à l'AFP Thierry Ottaviani, président de l'association SOS Petits Porteurs. M. Ottaviani a en particulier mentionné les fonds monétaires dits dynamiques, théoriquement parmi les moins risqués.
Le scandale Madoff a touché quelques grands noms de la place de Paris, et les pertes potentielles estimées pour les banques françaises s'élèvent à environ un milliard d'euros."
Avec une perte potentielle de 450 millions d'euros, la banque d'affaires Natixis, filiale commune des Caisses d'Epargne et des Banques populaires, est la plus affectée. BNP Paribas est également sévèrement exposée, avec 350 millions de perte potentielle.
D'autres banques européennes sont concernées, dont l'espagnole Santander (2,33 milliards d'euros), la néerlandaise Fortis (1 milliard d'euros) ou la britannique HSBC (1 milliard de dollars).
(©AFP / 18 décembre 2008 18h41)
Précision de SOS Petits Porteurs: les "fonds monétaires dynamiques" sont des placements risqués contrairement aux "fonds monétaires" simples. Mais des petits épargnants n'ont pas nécessairement été avertis des risques que sous-entendait le mot "dynamique", a fortiori s'ils n'avaient pas lu la notice d'information du produit.
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Par SOS Petits Porteurs,
jeudi 18 décembre 2008 à 16:26 :: une
Rebondissement dans l'affaire Madoff: après Christine Lagarde, c'est le nouveau président de l'Autorité des marchés financiers (AMF) qui affirme que "l'exposition se concentre sur des OPCVM qui n'ont pas été distribués au grand public". Etrange retournement de situation. Rappelons que dans un communiqué diffusé hier, l'AMF déclarait que les Français qui avaient investi dans des OPCVM (Sicav, FCP) pourraient perdre au total pour 500 millions d'euros. L'AMF affirme toutefois aujourd'hui que "8% du risque concerne des OPCVM distribués au grand public".
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Par SOS Petits Porteurs,
jeudi 18 décembre 2008 à 10:50 :: Médias
PARIS (AFP) — L'association SOS Petits porteurs a demandé jeudi dans un communiqué "que toute la lumière soit faite" sur les conséquences éventuelles de la fraude Madoff pour les épargnants français, et "pourquoi certaines banques et OPCVM ne se sont pas (...) méfiés".
"Comment expliquer que des OPCVM (institutions financières) et certaines banques aient pu investir l'argent de leurs clients sur ce fonds?", interroge l'association, qui met a contrario en exergue la prudence d'autres banques comme, selon elle, la Société générale.
L'Autorité des marchés financiers a estimé mercredi que les épargnants français qui ont investi dans des titres gérés collectivement par des institutions financières (OPCVM) pourraient perdre "plusieurs centaines de millions d'euros" à cause de la fraude Madoff.
Mercredi, un juge à New York a assigné M. Madoff à résidence et lui a imposé le port d'un bracelet électronique.
Mais Bernard Madoff n'a trouvé que deux garants, son frère et son épouse, en dépit d'une période de 24 heures supplémentaires pour se conformer à cette exigence, selon le juge.
Il a réussi à éviter l'incarcération en acceptant des conditions plus dures, notamment une assignation à résidence, un bracelet électronique et un gage sur des propriétés que sa femme possède à New York et en Floride, a précisé le juge Gabriel Gorenstein en annonçant que l'audience était annulée.
Son épouse a également dû remettre son passeport, document qui a déjà été retiré à Bernard Madoff.
Mercredi en fin de matinée, Bernard Madoff a été vu devant son domicile du quartier huppé de l'Upper East Side, au nord-est de Manhattan. Vêtu de noir et portant une casquette de base-ball noire, il a refusé de parler aux reporters.
Son assignation à résidence lui permet de sortir à quelques occasions, notamment pour voir ses avocats.
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