PARIS (AFP) — L'association SOS Petits porteurs a demandé jeudi dans un communiqué "que toute la lumière soit faite" sur les conséquences éventuelles de la fraude Madoff pour les épargnants français, et "pourquoi certaines banques et OPCVM ne se sont pas (...) méfiés".
"Comment expliquer que des OPCVM (institutions financières) et certaines banques aient pu investir l'argent de leurs clients sur ce fonds?", interroge l'association, qui met a contrario en exergue la prudence d'autres banques comme, selon elle, la Société générale.
L'Autorité des marchés financiers a estimé mercredi que les épargnants français qui ont investi dans des titres gérés collectivement par des institutions financières (OPCVM) pourraient perdre "plusieurs centaines de millions d'euros" à cause de la fraude Madoff.
Mercredi, un juge à New York a assigné M. Madoff à résidence et lui a imposé le port d'un bracelet électronique.
Mais Bernard Madoff n'a trouvé que deux garants, son frère et son épouse, en dépit d'une période de 24 heures supplémentaires pour se conformer à cette exigence, selon le juge.
Il a réussi à éviter l'incarcération en acceptant des conditions plus dures, notamment une assignation à résidence, un bracelet électronique et un gage sur des propriétés que sa femme possède à New York et en Floride, a précisé le juge Gabriel Gorenstein en annonçant que l'audience était annulée.
Son épouse a également dû remettre son passeport, document qui a déjà été retiré à Bernard Madoff.
Mercredi en fin de matinée, Bernard Madoff a été vu devant son domicile du quartier huppé de l'Upper East Side, au nord-est de Manhattan. Vêtu de noir et portant une casquette de base-ball noire, il a refusé de parler aux reporters.
Son assignation à résidence lui permet de sortir à quelques occasions, notamment pour voir ses avocats.