Un peu dur pour les actionnaires de renoncer à leurs dividendes alors qu’ils ont déjà beaucoup perdu avec la dégringolade des marchés financiers ?
Le gouvernement dit vouloir préserver le pouvoir d’achat des Français. Or la crise boursière a très fortement affecté la santé financière des petits épargnants qui ont surinvesti en Bourse ces dernières années, souvent incités par les banques et par l’Etat qui avait encouragé l’actionnariat populaire.
D’autre part, il est vrai qu’il n’est pas forcément normal que l’argent public aille en grande partie dans la poche des actionnaires alors que ces sommes sont destinées à la relance.
Aux pouvoirs publics de trouver une solution équilibrée qui éviterait, une nouvelle fois, de pénaliser les petits porteurs tout en favorisant la relance des entreprises. Pourquoi, par exemple, ne pas réserver le montant du versement des dividendes aux actionnaires les moins riches?

De manière générale, une mesure permettant d’indemniser les petits porteurs victimes de la crise — comme nous la demandons depuis plusieurs mois — serait la bienvenue, d’autant que le Président de la République avait déclaré qu’il veillerait à ce que les épargnants ne perdent pas le moindre euro.
L’ex-amendement du sénateur Marini peut être une piste. Rappelons qu’il proposait d’indemniser, sous un certain plafond, les petits actionnaires qui avaient réalisé des moins-values en 2008.
Ainsi que nous l’avons répété dans plusieurs communiqués, il devient indispensable que le gouvernement donne un signal fort en direction des petits épargnants pour garantir leur pouvoir d’achat — y compris sur le Livret A !