Nous le répétons INLASSABLEMENT: un "conseiller financier" qui serait chargé de conseiller les clients de la banque dans LEUR intérêt, ça n'existe pas. En réalité, ces pseudo-"conseillers" sonr des "COMMERCIAUX" payés par leur patron pour VENDRE les produits financiers qui lui rapportent le plus. Même si des placements ne sont absolument pas adaptés à la situation du client.
Je l'ai dit sur tous les tons et sur le maximum d'antennes. Ces employés ont des "OBJECTIFS DE VENTE" qu'ils doivent IMPERATIVEMENT remplir. Or on ne peut pas à la fois être un conseiller financier et avoir des objectifs de vente. C'est L'UN OU L'AUTRE.
Un vrai conseiller financier devrait avoir un seul souci: étudier la situation de son client, son âge (retraité, proche de la retraite, ou en pleine activité?), sa situation financière personnelle, celle de son mari s'il s'agit d'une "future veuve" - nous, les hommes, nous mourons huit ans en moyenne avant les femmes, et nous sommes souvent plus âgés que nos compagnes, ça leur laisse du temps pour vivre avec les moyens financiers qui leur restent - son patrimoine (propriétaire du logement, par exemple?), montant de la pension de réversion, s'il y en a une etc.
A partir de ce bilan , un vrai conseiller financier peut orienter son client vers tels ou tels types de placements. Encore faut-il qu'il soit totalement indépendant des établissements financiers qu'il propose.
RIEN A VOIR avec les commerciaux des banques, même s'ils sont camouflés sous l'appellation de "conseiller financier" ou de "conseiller de clientèle".

Des syndicalistes de la banque nous ont expliqué comment ça se passe.
Le matin à huit heures, premier coup de fil du responsables qui "drive" une demi-douzaine de commerciaux: "tu te rappelles que tu dois placer aujourd'hui tant de produits financiers X ou Y". A 11 heures deuxième appel: "tu en as vendu combien?". Et en fin de journée: "ça y est, tu as rempli ton objectif? Oui? Bravo! Non? Demain, tu rattrapes ton retard et tu fais en plus le quota prévu pour la journée".
Comment s'étonner que certains "craquent" - on se rappelle le suicide d'un "conseiller financier" dans la région Midi-Pyrénées - et que d'autres promettent la lune ou toute autre planète disponible pour arracher la signature d'un maximum d'épargnants.

Comment échapper au piège? Facile: quand le "conseiller" nous a juré sur la tête de sa grand-mère ou de sa fille cadette qu'"il n'y a aucun risque", que "le placement est garanti", on lui répond: "Excellent, maintenant il faut tout me confirmer par écrit, sur papier à en-tête de la banque, daté, signé et tamponné avec le cachet de la banque qui fait foi". Si le "conseiller" refuse, ou tergiverse, c'est clair, il nous a raconté des "carabistouilles"...
Donc, répétez après moi: ON NE CROIT JAMAIS SUR PAROLE LE "CONSEILLER FINANCIER" D'UNE BANQUE OU D'UNE ASSURANCE!

Jean-Claude Delarue