Finance: les régulateurs et les banquiers sont-ils des demeurés (en Amérique, bien sûr, pas chez nous)?
Par SOS Petits Porteurs, samedi 21 février 2009 à 17:18 :: général :: #120 :: rss
Les trois "affaires Ponzi" qui secouent les Etats-Unis et le reste de la planète, Madoff, Allied Capital et Stanford, ont un point commun: on se demande comment les régulateurs, notamment la SEC américaine, et les établissements financiers qui envoyaient des clients se faire dépouiller, ont fait pour ne pas s'apercevoir que ces sociétés étaient des "pommes pourries", comme on dit en anglais.
MADOFF, d'abord. A tout seigneur, tout honneur. Le cabinet d'experts-comptables chargé de vérifier les comptes, une cinquantaine de milliards de $, excusez du peu, tenait dans un local de 20 mètres carrés et avait un personnel pléthorique, trois salariés dont une secrétaire. Mais ça n'a pas vraiment inquiété la SEC, ni certains établissements financiers, à l'exception de la Société Générale, entre quelques autres.
ALLIED CAPITAL: nous l'avons rapporté, cela faisait des années que cette société-miracle était dénoncée par un de ses concurrents, sérieux, lui. Mais quand il alerte la SEC, c'est lui qu'on vient inspecter, et l'inspecteur passe quelque temps après au service, indirect, d'Allied Capital. Quant à la directrice financière de la société, c'est carrément une ancienne de la SEC.
STANFORD: la SEC démarre une enquête en octobre 2006, mais elle reçoit l'ordre - on ne sait pas de qui - de la stopper. De son côté, l'autorité interne de la profession financière constate que Stanford raconte des blagues aux investisseurs, mais elle ne va pas plus loin dans ses investigations et inflige une amende de...10 000$ à Stanford. A noter que l'administrateur chargé de contrôler les investissements de la banque internationale, concessionnaire auto de profession, a été victime d'une attaque en 2000, et est depuis à peu près incapable de parler. Il coule des jours paisibles,on l'espère, dans la bourgade rurale d'origine de Stanford, au Texas, où réside aussi le président d'honneur du Conseil d'administration, qui n'est autre que le papa du même Stanford.
Question: les "régulateurs" de la SEC, ils les recrutent comment? On prend les plus demeurés?
MADOFF, d'abord. A tout seigneur, tout honneur. Le cabinet d'experts-comptables chargé de vérifier les comptes, une cinquantaine de milliards de $, excusez du peu, tenait dans un local de 20 mètres carrés et avait un personnel pléthorique, trois salariés dont une secrétaire. Mais ça n'a pas vraiment inquiété la SEC, ni certains établissements financiers, à l'exception de la Société Générale, entre quelques autres.
ALLIED CAPITAL: nous l'avons rapporté, cela faisait des années que cette société-miracle était dénoncée par un de ses concurrents, sérieux, lui. Mais quand il alerte la SEC, c'est lui qu'on vient inspecter, et l'inspecteur passe quelque temps après au service, indirect, d'Allied Capital. Quant à la directrice financière de la société, c'est carrément une ancienne de la SEC.
STANFORD: la SEC démarre une enquête en octobre 2006, mais elle reçoit l'ordre - on ne sait pas de qui - de la stopper. De son côté, l'autorité interne de la profession financière constate que Stanford raconte des blagues aux investisseurs, mais elle ne va pas plus loin dans ses investigations et inflige une amende de...10 000$ à Stanford. A noter que l'administrateur chargé de contrôler les investissements de la banque internationale, concessionnaire auto de profession, a été victime d'une attaque en 2000, et est depuis à peu près incapable de parler. Il coule des jours paisibles,on l'espère, dans la bourgade rurale d'origine de Stanford, au Texas, où réside aussi le président d'honneur du Conseil d'administration, qui n'est autre que le papa du même Stanford.
Question: les "régulateurs" de la SEC, ils les recrutent comment? On prend les plus demeurés?
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