Par SOS Petits Porteurs,
mardi 31 mars 2009 à 19:15 ::général
Le 16 décembre 2008, SOS Petits Porteurs écrivait au Ministère des Finances pour tenter de régler le problème des actionnaires du groupe Altria. A la suite d’une opération de spin-off de ce groupe, les détenteurs de titres ont bénéficié d’une répartition d'actions Kraft Foods le 5 avril 2007. Or le groupe ALTRIA n’avait pas effectué de démarche d’agrément auprès de l’administration fiscale française. Ses actionnaires ont donc dû déclarer la répartition des titres comme des revenus.
SOS Petits Porteurs avait cru pouvoir comparer la situation des actionnaires d'Altria à celle de la société Norsk Hydro. Ils avaient bénéficié d’actions gratuites de la société Statoil en octobre 2007. En effet, le Ministère des finances avait décidé d’exonérer les actions gratuites de l’impôt sur le revenu, tout en soumettant à la taxation des plus-values en cas de vente selon les règles habituelles.
Ce ne sera pas le cas pour les actionnaires d'Altria. Selon la Direction générale des finances publiques, ces deux situations sont différentes, et ont donc des régimes fiscaux différents.
Nous retranscrivons ci-dessous la réponse du service juridique de la fiscalité de la Direction générale des finances publiques:
"Vous avez appelé l'attention de Mme Christine Lagarde, ministre de l'économie, de
l'industrie et de l'emploi, sur les conséquences fiscales des opérations de
restructuration du groupe Altria, opérées en 2007, pour ses actionnaires personnes
physiques, domiciliés fiscalement en France.
Cette société a en effet procédé à une opération de scission d'une partie de ses
activités, en distribuant, à ses propres actionnaires, sa participation de 89 % dans le
capital de sa filiale américaine, la société Kraft-Foods, sur la base
de 0,692024 actions Kraft-Foods pour une action Altria détenue au jour de la
scission. Vous référant à l'analyse suivie par l'administration sur le traitement fiscal
des attributions de titres Statoil aux actionnaires de la société norvégienne
Norsk-Hydro-Asa, en 2007, vous souhaitez que le caractère non imposable de cette
opération soit admis.
Chargé de vous répondre, je tiens à vous assurer que j'ai pris connaissance de
votre demande avec toute l'attention qu'elle mérite.
Sur le plan du droit, les attributions d'actions visées par votre demande constituent
des distributions de dividendes en nature soumises, pour les actionnaires
personnes physiques de la société Altria résidant fiscalement en France, au même
régime fiscal que celui applicable aux distributions de dividendes en numéraire
elles doivent en conséquence être soumises tant à l'impôt sur le revenu qu'aux
contributions sociales.
Ainsi, le montant des dividendes en nature perçus par chaque actionnaire, égal à la
valeur des actions reçues, augmentée du numéraire éventuellement versé à raison
des rompus, est imposable à l'impôt sur le revenu au barème progressif, après
application de l'abattement de 40 % et de l'abattement forfaitaire annuel de 1 525 €
ou 3 050 € selon la situation de famille du contribuable concerné. Ces distributions
ouvrent également droit au crédit d'impôt annuel sur les revenus distribués prévu à
l'article 200 septies du code général des impôts, égal à 50 % du montant des
dividendes et plafonné à 115 € ou 230 € selon la situation de famille.
Le prix d'acquisition des actions reçues, à retenir pour la détermination du gain net
réalisé lors de leur cession ultérieure, est égal à la valeur de ces actions lors de leur
distribution aux actionnaires, cette dernière étant également la valeur retenue pour
la détermination du montant des dividendes en nature imposé à l'impôt sur le
revenu.
A cet égard, les opérations d'attribution réalisées par la société Altria ne peuvent
pas être comparées à celle réalisée en 2007 par la société norvégienne
Norsk-Hydro-Asa. En effet, alors que la société américaine Altria a uniquement
procédé à des distributions de dividendes en actions, la société norvégienne
Norsk-Hydro a, dans un premier temps, apporté son activité pétrolière à la société
Statoil-Asa puis, par la suite, elle a réparti à ses actionnaires les actions de cette
dernière société qu'elle a reçues en contrepartie de l'apport partiel d'actif.
Or, si l'attribution gratuite par une société de titres représentatifs d'un apport partiel
d'actif peut, sous certaines conditions, ne pas être considérée comme une
distribution de revenus pour les actionnaires de la société apporteuse résidant en
France, en application des dispositions du 2 de l'article 115 du code général des
impôts, cette neutralité fiscale n'est pas prévue dans le cadre d'une unique
opération de distribution de dividendes en actions. Le régime fiscal différent qui
s'applique aux actionnaires de la société américaine Altria d'une part, et à ceux de
la société norvégienne Norsk Hydro d'autre part, reflète la différence des opérations
de restructuration auxquelles ces deux sociétés ont procédé.
Regrettant de ne pouvoir vous apporter une réponse plus conforme à votre attente,
je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de ma considération
"
Par SOS Petits Porteurs,
vendredi 27 mars 2009 à 23:38 ::Médias
70 millions d'euros, c'est la somme qu'encaisseront les traders de Natixis alors que la société accuse près de 2,5 milliards de pertes. Thierry Ottaviani, Président de SOS Petits Porteurs, s'est exprimé pour le 12h50 de M6 ce vendredi 27 mars. Plus de 2,5 millions de petits porteurs ont en effet souscrit l'action Natixis vendu essentiellement par les Caisses d'Epargne et les Banques populaires au moment de l'introduction en Bourse à 19,55 euros. En deux ans, l'action a dégringolé pour atteindre la valeur de 1,50 euros le titre…
Par SOS Petits Porteurs,
jeudi 26 mars 2009 à 18:28 ::Médias
Dépêche AFP du 26 mars:
BOURSE - France/assemblées générales: les rémunérations dans le collimateur des actionnaires
PARIS, 26 mars 2009 (AFP)
Les assemblées générales des groupes français s'annoncent mouvementées cette année, les actionnaires promettant d'être très remontés sur la question des rémunérations des patrons, au coeur d'une vaste polémique, et la gestion de certaines entreprises dans la crise.
"Tout le monde va scruter de près les stock-options et les parachutes dorés", confirme Colette Neuville, présidente de l'association de défense des actionnaires minoritaires (Adam), alors que s'ouvre la saison des assemblées générales (AG). "Cette année, les dirigeants auront intérêt à faire profil bas sur le sujet", ajoute-t-elle.
Plusieurs affaires de parachutes dorés, de bonus ou de stock-options attribués à des patrons d'entreprises affaiblies par la crise et secourues par l'Etat, ont défrayé la chronique ces dernières semaines et provoqué une levée de boucliers dans la classe politique.
La présidente du Medef, Laurence Parisot, espère que les assemblées générales seront l'occasion d'évaluer la mise en oeuvre de son code de gouvernance, élaboré en octobre, et auquel ont adhéré la quasi totalité des entreprises cotées.
Ce code éthique stipule notamment que "chaque élément de la rémunération doit être clairement motivé et correspondre à l'intérêt général de l'entreprise".
"Il est trop tôt pour faire le bilan car les assemblées générales ne font qu'arriver, mais les choses vont plutôt dans le bon sens", a-t-elle estimé mercredi.
Les assemblées générales seront "très agitées, mais rien de très important ne sera décidé", estime pourtant Fabrice Remon, responsable pour la France du cabinet de conseil aux actionnaires Deminor, qui croit davantage au rôle de l'opinion publique pour changer les systèmes de rémunérations.
Face au tollé suscité par l'attribution d'avantages jugés exorbitants à des dirigeants, certains y ont finalement renoncé, à l'instar des dirigeants de la Société générale.
Pour M. Ramon, "les AG vont surtout servir de défouloir aux actionnaires et révéler leurs frustrations par rapport à la chute de leurs actifs et aux différents dérapages sur les rémunérations".
Elle devraient aussi être l'occasion de "s'intéresser aux carnets de commandes, à la manière dont les entreprises mènent leurs stratégies en période de crise", selon Colette Neuville.
"De nombreux actionnaires voudront avoir la certitude que les bilans des banques ont bien été nettoyés", juge pour sa part Fabrice Remon.
Plusieurs observateurs estiment aussi que l'indépendance et le rôle des administrateurs seront pointés du doigt.
"On ne les a pas beaucoup entendus. Ils n'ont rien dit sur la responsabilité des banques dans la crise, or ils ont un pouvoir de contrôle", relève Denis Branche, directeur général délégué de la société de gestion Phitrust.
"A l'inverse, quand, par le passé, les petits actionnaires demandaient si les banques ne prenaient pas trop de risques, leurs questions étaient balayées", ajoute-t-il, sous-entendant qu'ils seraient sans doute davantage écoutés cette année.
Pour Thierry Ottaviani, président de l'association SOS Petits porteurs, les AG des sociétés financières seront sans doute les plus agitées. Tout particulièrement, celle de Natixis, la banque française la plus touchée par la crise financière, prévue le 30 avril.
Le cours de l'action a fondu de 19,55 euros en décembre 2006 à un peu plus de 1 euro aujourd'hui. "Les petits porteurs vont certainement interroger les dirigeants sur leur stratégie pour remonter la pente", estime M. Ottaviani.
Par SOS Petits Porteurs,
jeudi 26 mars 2009 à 00:16 ::une
Thierry Ottaviani: Comment la Bourse a piégé 11 millions de Français.
Editions Max Milo
248 pages. Prix: 18 euros.
Les années Bourse, de 1980 à nos jours, ont vu la mise en place progressive d’un système sophistiqué de spoliation des petits actionnaires, ceux qui possèdent des actions salariales, une Sicav, un PEA, une assurance-vie, etc. Croyant investir, certains se sont cogné le nez contre une machine qui les a manipulés. Les boursicoteurs ont eux voulu jouer dans la cour des grands et se sont retrouvés face à de redoutables spéculateurs. Séduits par le risque, les joueurs sont allés à la ruine. Quant à ceux qui n’aimaient pas le risque, on leur a fait croire qu’il n’y en avait pas. Bilan du massacre : près de 11 millions de personnes envoyées au casse-pipe boursier avant que les marchés ne dégringolent…
Ce livre est la meilleure démonstration écrite à ce jour sur la façon dont les sociétés cotées se sont jouées des petits porteurs.
Par SOS Petits Porteurs,
mercredi 25 mars 2009 à 11:10 ::Médias
Mardi 24 mars, Thierry Ottaviani a participé aux "Grands Débats" de BFM radio animé par Nicolas Doze, en compagnie des autres invités : Bruno Fourrage, consultant chez Mercer Human Ressource Consulting et Stéphane de Lassus, avocat associé du cabinet Sarrau Thomas Couderc.
Ecouter l'émission "Les Grands Débats - La Guerre contre les bonus des patrons" (BFM radio):
Par SOS Petits Porteurs,
mardi 24 mars 2009 à 17:58 ::une
Il est extrêmement choquant que les dirigeants des sociétés qui ont bénéficié de l'aide financière de l’Etat puissent aujourd’hui toucher des rémunérations sous forme de bonus, de stock-options et de parachutes dorés !
Par SOS Petits Porteurs,
lundi 16 mars 2009 à 11:20 ::Médias
Nouvel article lundi dans le journal de la Saône et Loire (visible sur le site Internet http://www.lejsl.com/)
"
Sans
savoir, des petits porteurs se sont retrouvés en bourse
Sicav,
fonds communs de placement, assurances vie mais aussi Natixis ou Doublo… Autant
de produits financiers vendus par les banques et avec lesquels des millions de
petits porteurs ont vu leur capital investi en bourse s'amenuiser comme peau de
chagrin. Un scandale que dénonce Thierry Ottaviani.
Le marché financier est plongé dans une tempête qui semble sans fin. Les pertes
des gros investisseurs s'affichent dans les médias par centaine de millions
d'euros. Mais dans la plus grande discrétion, le marasme atteint les petits
porteurs, ces Messieurs tout le monde, qui perdent de l'argent sur le marché
boursier. Ce phénomène est banalisé selon Thierry Ottaviani, président de
l'association nationale « SOS Petits Porteurs », parce que les sommes engagées
peuvent paraître dérisoires. Pourtant il concernerait 11 millions de Français.
C'est ce qu'il avance dans son ouvrage (qui sortira le 26 mars) intitulé «
Comment la bourse a piégé 11 millions de Français ». Il y désigne clairement
les responsables : les banques par lesquelles les petits épargnants, «
complètement néophytes se sont laissés bernés par des produits financiers sans
savoir qu'ils misaient en bourse ». Vendredi après-midi, M. Ottaviani
présentait à Digoin son enquête menée pour mieux comprendre comment autant de
personnes ont pu se retrouver en bourse… sans le savoir.
33 % de l'épargne populaire investie en bourse;
Loin d'avoir le profil du véritable boursicoteur, ces personnes sont souvent
des retraités, des néophytes arrivés tardivement sur le marché de la finance
qui ont confié leur argent à des sociétés dont c'est le travail. Au début du
XXIe siècle, l'effondrement des valeurs technologiques en bourse (la bulle
Internet) provoque le retrait des principaux actionnaires méfiants. « Comme
beaucoup de monde risquait leur emploi, on a vu l'entrée massive des petits
épargnants par le biais de produits financiers. Pour alimenter le marché
bousier, l'épargne populaire a été captée. » Un tiers du patrimoine financier
des petits épargnants est investi en bourse : «c'est énorme » lance M.
Ottaviani citant le boom en 2000 des assurances vie en unité de compte qui sont
finalement des produits financiers. « Alors que ces placements devaient
permettre de se protéger des aléas de la vie, beaucoup de souscripteurs ont
tout perdu. »
Pire qu'Eurotunnel : Natixis;
Selon M. Ottaviani, tout a été fait pour encourager les petits épargnants à
aller en bourse en proposant des actions à risque telles que France Telecom,
Alstom, Alcatel… qui sont toutes descendues. « L'action Natixis « produit
maison » des banques populaires et des caisses d'épargne est un exemple parmi
d'autres. 1,5 million de petits porteurs (le double d'Eurotunnel) en a acheté à
19 €, et cette action vaut aujourd'hui moins d'1 €, poursuit Thierry Ottaviani.
C'est un scandale pire qu'Eurotunnel par le nombre d'actionnaires touchés en
moins de deux ans ». Il cite également le produit financier Doublo de la Caisse
d'Épargne « censé doubler la mise, il a été un flop. Même si le capital était
garanti, ce n'est pas pour autant que les actionnaires n'ont pas perdu de
l'argent (frais de gestion…) ».
La faute en reviendrait au défaut de conseil mais aussi à la collusion des
intérêts. « Les vendeurs sont les banquiers qui ont minimisé les risques, voire
parfois les ont cachés comme pour les assurances vie (placement favori des
Français 40 %), des PEA, des Sicav… autant de placements à haut risque
totalement dissimulé aux contracteurs. » La collusion des intérêts est avancée
pour expliquer ce phénomène : conflit entre l'intérêt du client et celui de la
banque. « Les conseillers financiers induisent les personnes en erreur vers des
produits à risque qui sont souvent fabriqués par la banque elle-même. On a
menti à ces gens. C'est choquant d'un point de vue de la morale. Sous la
pression de leur hiérarchie (rappelons les cas récents de suicide de salariés
de banque N.D.L.R.), combien de banquiers ont vendu massivement de tels
produits financiers dans l'intérêt de leur carrière ou de bénéficier de prime.
»
Au quotidien, Thierry Ottaviani à travers « SOS petits porteurs » se bat pour
rendre justice à ses petits porteurs floués. Mais aujourd'hui, l'image des
banques est tellement égratignée que l'intervention de l'association est
d'autant plus complexe « les banques ne craignent plus d'être citée dans ce lot
de scandales, il faudra attendre après la crise… » si un après revient.
Jeannette Monarchi
Par SOS Petits Porteurs,
mercredi 11 mars 2009 à 23:24 ::Médias
Jeudi 11 mars, Bernard Madoff auteur de la plus grosse arnaque de l'histoire de la Bourse devrait plaider coupable. Le Procureur a réclamé 150 ans de prison!
Thierry Ottaviani s'est exprimé à ce sujet mercredi 11 mars sur France 24, jeudi 12 sur RMC (le matin) et en soirée sur BFM TV (émission spéciale sur Bernard Madoff).
Par SOS Petits Porteurs,
mercredi 11 mars 2009 à 17:12 ::général
Thierry Ottaviani, président de SOS Petits Porteurs, sera l'invité de l'Union populaire du Val de Loire d'Arroux (UPVLA) présidée par Zumbo Antonin.
Au programme: comment la Bourse a piégé 11 millions de personnes, crise financière, responsabilité des banques, crédits revolving, placement à risque et recours…
Conférence le 13 mars à partir de 14h00 à :
La salle des fêtes de Digoin (à l’étage).
(Entrée gratuite)