SOS Petits Porteurs

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jeudi 26 mars 2009

France/assemblées générales: les rémunérations dans le collimateur des actionnaires (AFP)

Dépêche AFP du 26 mars: BOURSE - France/assemblées générales: les rémunérations dans le collimateur des actionnaires

PARIS, 26 mars 2009 (AFP)
Les assemblées générales des groupes français s'annoncent mouvementées cette année, les actionnaires promettant d'être très remontés sur la question des rémunérations des patrons, au coeur d'une vaste polémique, et la gestion de certaines entreprises dans la crise.

"Tout le monde va scruter de près les stock-options et les parachutes dorés", confirme Colette Neuville, présidente de l'association de défense des actionnaires minoritaires (Adam), alors que s'ouvre la saison des assemblées générales (AG). "Cette année, les dirigeants auront intérêt à faire profil bas sur le sujet", ajoute-t-elle.

Plusieurs affaires de parachutes dorés, de bonus ou de stock-options attribués à des patrons d'entreprises affaiblies par la crise et secourues par l'Etat, ont défrayé la chronique ces dernières semaines et provoqué une levée de boucliers dans la classe politique.

La présidente du Medef, Laurence Parisot, espère que les assemblées générales seront l'occasion d'évaluer la mise en oeuvre de son code de gouvernance, élaboré en octobre, et auquel ont adhéré la quasi totalité des entreprises cotées.

Ce code éthique stipule notamment que "chaque élément de la rémunération doit être clairement motivé et correspondre à l'intérêt général de l'entreprise".

"Il est trop tôt pour faire le bilan car les assemblées générales ne font qu'arriver, mais les choses vont plutôt dans le bon sens", a-t-elle estimé mercredi.

Les assemblées générales seront "très agitées, mais rien de très important ne sera décidé", estime pourtant Fabrice Remon, responsable pour la France du cabinet de conseil aux actionnaires Deminor, qui croit davantage au rôle de l'opinion publique pour changer les systèmes de rémunérations.

Face au tollé suscité par l'attribution d'avantages jugés exorbitants à des dirigeants, certains y ont finalement renoncé, à l'instar des dirigeants de la Société générale.

Pour M. Ramon, "les AG vont surtout servir de défouloir aux actionnaires et révéler leurs frustrations par rapport à la chute de leurs actifs et aux différents dérapages sur les rémunérations".

Elle devraient aussi être l'occasion de "s'intéresser aux carnets de commandes, à la manière dont les entreprises mènent leurs stratégies en période de crise", selon Colette Neuville.

"De nombreux actionnaires voudront avoir la certitude que les bilans des banques ont bien été nettoyés", juge pour sa part Fabrice Remon.

Plusieurs observateurs estiment aussi que l'indépendance et le rôle des administrateurs seront pointés du doigt.

"On ne les a pas beaucoup entendus. Ils n'ont rien dit sur la responsabilité des banques dans la crise, or ils ont un pouvoir de contrôle", relève Denis Branche, directeur général délégué de la société de gestion Phitrust.

"A l'inverse, quand, par le passé, les petits actionnaires demandaient si les banques ne prenaient pas trop de risques, leurs questions étaient balayées", ajoute-t-il, sous-entendant qu'ils seraient sans doute davantage écoutés cette année.

Pour Thierry Ottaviani, président de l'association SOS Petits porteurs, les AG des sociétés financières seront sans doute les plus agitées. Tout particulièrement, celle de Natixis, la banque française la plus touchée par la crise financière, prévue le 30 avril.

Le cours de l'action a fondu de 19,55 euros en décembre 2006 à un peu plus de 1 euro aujourd'hui. "Les petits porteurs vont certainement interroger les dirigeants sur leur stratégie pour remonter la pente", estime M. Ottaviani.

© 2009 AFP

Affaire Madoff: les victimes françaises se mobilisent (France 24)

Interview de Thierry Ottaviani pour France 24 (12/03/09) au sujet de l'affaire Madoff.

Voir le reportage sur le site de France 24

Livre: "Comment la Bourse a piégé 11 millions de Français" (éditions Max Milo)

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Thierry Ottaviani: Comment la Bourse a piégé 11 millions de Français.
Editions Max Milo
248 pages. Prix: 18 euros.


Les années Bourse, de 1980 à nos jours, ont vu la mise en place progressive d’un système sophistiqué de spoliation des petits actionnaires, ceux qui possèdent des actions salariales, une Sicav, un PEA, une assurance-vie, etc. Croyant investir, certains se sont cogné le nez contre une machine qui les a manipulés. Les boursicoteurs ont eux voulu jouer dans la cour des grands et se sont retrouvés face à de redoutables spéculateurs. Séduits par le risque, les joueurs sont allés à la ruine. Quant à ceux qui n’aimaient pas le risque, on leur a fait croire qu’il n’y en avait pas. Bilan du massacre : près de 11 millions de personnes envoyées au casse-pipe boursier avant que les marchés ne dégringolent…

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