samedi 21 février 2009
Par SOS Petits Porteurs,
samedi 21 février 2009 à 17:18 :: général
Les trois "affaires Ponzi" qui secouent les Etats-Unis et le reste de la planète, Madoff, Allied Capital et Stanford, ont un point commun: on se demande comment les régulateurs, notamment la SEC américaine, et les établissements financiers qui envoyaient des clients se faire dépouiller, ont fait pour ne pas s'apercevoir que ces sociétés étaient des "pommes pourries", comme on dit en anglais.
MADOFF, d'abord. A tout seigneur, tout honneur. Le cabinet d'experts-comptables chargé de vérifier les comptes, une cinquantaine de milliards de $, excusez du peu, tenait dans un local de 20 mètres carrés et avait un personnel pléthorique, trois salariés dont une secrétaire. Mais ça n'a pas vraiment inquiété la SEC, ni certains établissements financiers, à l'exception de la Société Générale, entre quelques autres.
ALLIED CAPITAL: nous l'avons rapporté, cela faisait des années que cette société-miracle était dénoncée par un de ses concurrents, sérieux, lui. Mais quand il alerte la SEC, c'est lui qu'on vient inspecter, et l'inspecteur passe quelque temps après au service, indirect, d'Allied Capital. Quant à la directrice financière de la société, c'est carrément une ancienne de la SEC.
STANFORD: la SEC démarre une enquête en octobre 2006, mais elle reçoit l'ordre - on ne sait pas de qui - de la stopper. De son côté, l'autorité interne de la profession financière constate que Stanford raconte des blagues aux investisseurs, mais elle ne va pas plus loin dans ses investigations et inflige une amende de...10 000$ à Stanford. A noter que l'administrateur chargé de contrôler les investissements de la banque internationale, concessionnaire auto de profession, a été victime d'une attaque en 2000, et est depuis à peu près incapable de parler. Il coule des jours paisibles,on l'espère, dans la bourgade rurale d'origine de Stanford, au Texas, où réside aussi le président d'honneur du Conseil d'administration, qui n'est autre que le papa du même Stanford.
Question: les "régulateurs" de la SEC, ils les recrutent comment? On prend les plus demeurés?
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Par SOS Petits Porteurs,
samedi 21 février 2009 à 17:15 :: général
Nous le répétons INLASSABLEMENT: un "conseiller financier" qui serait chargé de conseiller les clients de la banque dans LEUR intérêt, ça n'existe pas. En réalité, ces pseudo-"conseillers" sonr des "COMMERCIAUX" payés par leur patron pour VENDRE les produits financiers qui lui rapportent le plus. Même si des placements ne sont absolument pas adaptés à la situation du client.
Je l'ai dit sur tous les tons et sur le maximum d'antennes. Ces employés ont des "OBJECTIFS DE VENTE" qu'ils doivent IMPERATIVEMENT remplir. Or on ne peut pas à la fois être un conseiller financier et avoir des objectifs de vente. C'est L'UN OU L'AUTRE.
Un vrai conseiller financier devrait avoir un seul souci: étudier la situation de son client, son âge (retraité, proche de la retraite, ou en pleine activité?), sa situation financière personnelle, celle de son mari s'il s'agit d'une "future veuve" - nous, les hommes, nous mourons huit ans en moyenne avant les femmes, et nous sommes souvent plus âgés que nos compagnes, ça leur laisse du temps pour vivre avec les moyens financiers qui leur restent - son patrimoine (propriétaire du logement, par exemple?), montant de la pension de réversion, s'il y en a une etc.
A partir de ce bilan , un vrai conseiller financier peut orienter son client vers tels ou tels types de placements. Encore faut-il qu'il soit totalement indépendant des établissements financiers qu'il propose.
RIEN A VOIR avec les commerciaux des banques, même s'ils sont camouflés sous l'appellation de "conseiller financier" ou de "conseiller de clientèle".
Des syndicalistes de la banque nous ont expliqué comment ça se passe.
Le matin à huit heures, premier coup de fil du responsables qui "drive" une demi-douzaine de commerciaux: "tu te rappelles que tu dois placer aujourd'hui tant de produits financiers X ou Y". A 11 heures deuxième appel: "tu en as vendu combien?". Et en fin de journée: "ça y est, tu as rempli ton objectif? Oui? Bravo! Non? Demain, tu rattrapes ton retard et tu fais en plus le quota prévu pour la journée".
Comment s'étonner que certains "craquent" - on se rappelle le suicide d'un "conseiller financier" dans la région Midi-Pyrénées - et que d'autres promettent la lune ou toute autre planète disponible pour arracher la signature d'un maximum d'épargnants.
Comment échapper au piège?
Facile: quand le "conseiller" nous a juré sur la tête de sa grand-mère ou de sa fille cadette qu'"il n'y a aucun risque", que "le placement est garanti", on lui répond: "Excellent, maintenant il faut tout me confirmer par écrit, sur papier à en-tête de la banque, daté, signé et tamponné avec le cachet de la banque qui fait foi".
Si le "conseiller" refuse, ou tergiverse, c'est clair, il nous a raconté des "carabistouilles"...
Donc, répétez après moi: ON NE CROIT JAMAIS SUR PAROLE LE "CONSEILLER FINANCIER" D'UNE BANQUE OU D'UNE ASSURANCE!
Jean-Claude Delarue
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Par SOS Petits Porteurs,
samedi 21 février 2009 à 17:14 :: général
Il y a eu Madoff, qui n'est toujours pas en prison, et puis l'affaire Allied Capital, voir notre communiqué du 2 février. Il y a maintenant l'affaire Stanford. Et ça n'est sans doute pas fini. Bravo, les "régulateurs"! Quelle vigilance!
D'après le quotidien "International Herald Tribune" du 20 février, un tiers des 8 milliards de $ partis en fumée dans la nouvelle affaire Stanford seraient sortis de la poche des riches Vénézuéliens qui pratiquaient la fuite des capitaux. A croire qu'il y a une justice en ce bas monde!
Donc, ces bourgeois anti-Chavez ont fait sortir leurs "bolivars"pour les changer en dollars, provoquant la dégringolade de la monnaie locale - et après, on pouvait accuser Chavez de saborder l'économie du pays - ensuite, on rapatriait les dollars pour les vendre au prix fort sur le marché noir. Bonne affaire financière, bonne affaire politique. Parmi ces petits malins, l'ancien candidat anti-chaviste aux présidentielles de 2006, Manuel Rosales,élu brillamment depuis maire de la deuxième ville du pays, Maracaïbo.
Une chose est certaine: parmi ces patriotes vénézuéliens qui ont parié sur le malheur économique de leur pays, un certain nombre ont confié leurs sous à...Stanford! Ils seraient au nombre de 10 000, pour un montant total de 2,5 milliards de $, soit en moyenne 250 000 $ par tête de spéculateur. Un tiers, donc, du total des sommes détournées par Stanford. Bien joué!
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Par SOS Petits Porteurs,
samedi 21 février 2009 à 17:13 :: général
Ce n'est pas une blague: au sommet financier de Davos, beaucoup sont tombés d'accord pour dire que, si le système bancaire n'était pas dominé par des hommes, il ne se serait pas effondré.
Commençons par un représentant du nouveau "sexe faible", les hommes. Pour Muhammad Yunus, pionnier du "micro-crédit" et patron de la banque bangladaise Grameen, "les femmes sont plus prudentes, elles n'auraient JAMAIS pris les risques insensés qui ont causé la chute du système financier mondial".
Mari Pangestu, ministre indonésienne du commerce, constate que, dans son pays, "les femmes sont plus prudentes et moins corrompues".
Neelie Kroes, commissaire européenne à la concurrence, s'est déclarée "absolument convaincue" que LA TESTOSTERONE EST L'UNE DES CAUSES DE LA CRISE FINANCIERE. "D'une manière générale, les femmes sont un peu moins guidées par leur égo et un peu moins irresponsables que les hommes".
Comme l'a fait remarquer l'un des participants au sommet de Davos, l'économiste Kenneth Rogoff, la chancelière Angela Merkel avait réclamé il y a 18 mois déjà une meilleure transparence des marchés financiers et une réglementation du secteur financier non bancaire. A l'époque, ça avait fait rire ces messieurs...
Nous n'en serions peut-être pas là en tout cas si la défunte société Lehman Brothers s'était appelée Lehman Sisters. N'exagérons rien, répond Laura Liswood, secrétaire générale du Council of World Women Leaders, qui regroupe des femmes anciennes cheffes (1)d'Etat et de gouvernement, "il aurait suffi que la société s'appelle Lehman Brothers and Sisters"...
Conclusion: pour placer nos économies, nous avons intérêt à nous adresser à des banques dirigées par des femmes.
Question: il y en a beaucoup?
(1) comme on dit dans certains pays francophones.
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jeudi 12 février 2009
Par SOS Petits Porteurs,
jeudi 12 février 2009 à 12:44 :: général
La SEC - l'AMF américaine - a passé un accord avec Madoff. Pas de poursuites pénales, il ne risque plus que des amendes au civil, et il s'engagerait à rembouser les sommes placées par les investisseurs...
C'est le quotidien "International Herald Tribune" du 10 février qui donne l'information. Donc pas de prison pour l'escroc du siècle, ou du millénaire. Comme quoi il vaut mieux voler un boeuf que voler un oeuf. .
Cela dit, il va rembourser avec quoi, Mister Madoff? Bonne question....
En tout cas, le gentlemen's agreement - si on considère Madoff comme un "gentleman" - ne sera définitif que si le juge en charge du dossier, à la Cour de district de New-York, donne son accord..
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Autre question: quels investisseurs sont concernés? Uniquement les Américains? Et "quid" de ceux qui ont été envoyés au "casse-pipe Madoff" par leur banque, notamment à l'étranger? Est-ce qu'il restera des sous pour eux?
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jeudi 5 février 2009
Par SOS Petits Porteurs,
jeudi 5 février 2009 à 14:20 :: général
C'est la proposition faite à Davos par un ancien régulateur de Singapour, devenu vice-président de la "Government of Singapore Investment corporation", Tony Tan Keng Yam. Il part d'une idée simple: les banquiers sont sur-payés pour, entre autres, trouver des moyens de contourner les lois et les autorités de régulation. En face, des fonctionnaires beaucoup moins bien rémunérés, donc peut-être moins qualifiés et moins motivés. Le résultat, on le connaît.
"Chez nous, à Singapour, nous payons TRES BIEN nos fonctionnaires, notamment ceux qui travaillent pour la banque centrale, le Trésor ou l'administration" (chargée de surveiller les établissements financiers). Chez vous, en revanche, aux Etats-Unis, Mary Schapiro, qui va diriger la SEC, va toucher 162 000 $ par an , et le ministre du Trésor, Timothy Geithner, 191 300 $.
A peu près ce que gagnaient des gamins de moins de trente ans à Wall Street pendant la bulle financière.
Pourquoi ne pas essayer? Les risques sont nuls. Car, après tout, la SEC ou l'AMF française ne peuvent pas "travailler" plus mal qu'elles ne l'ont fait pendant toutes ces années où elles ont laissé imperturbablement notre système bancaire et financier courir au désastre. Avec une facture qui dépassera les mille milliards de dollars, sinon plusieurs milliards, que le contribuable devra sortir de sa poche pour réparer - si on y arrive - les dégâts causés par les banques et autres "hedge funds".
Alors, dépenser quelques centaines de millions pour intéresser les régulateurs aux résultats de leurs contrôles et autres vérifications, et donc prévenir des catastrophes comme les subprimes et autres Madoff, c'est peut-être une excellente idée.
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